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Karelle Ménine, Fatras Production | Rencontre Arts de la Scène 2014
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Karelle Ménine, Fatras Production

Réponses de Karelle Ménine, cie Fatras Production.

A1. Quelles sont vos attentes concernant une rencontre entre les acteurs et actrices des arts de la scène et Sami Kanaan, magistrat en charge de la culture en Ville de Genève ?

– Etablir un dialogue en écoute de chacun. Il ne doit pas y avoir, à Genève ou ailleurs, d’un côté le théâtre contemporain et de l’autre celui qui serait dit plus « classique ». Il doit y avoir un théâtre exigeant avec une ligne singulière. L’un tirera l’autre vers le haut. Le théâtre pour le théâtre n’a aucun intérêt… Il a sans cesse à casser ses codes, ses moules, ses axes sans quoi il devient un divertissement comme un autre. Une ville telle que Genève peut soutenir un tel projet… Elle doit accepter de bousculer, de faire peur, de surprendre… Jean Vilar disait qu’il ne fallait pas avoir un public qui s’applaudit lui-même… Lorsque le public s’habitue, il s’applaudit. Le théâtre doit offrir de la « dispute »… Genève a tout à gagner à donner rendez-vous à cet endroit.

A.2. Quelles sont vos 2 revendications prioritaires à faire valoir auprès de Sami Kanaan, magistrat en charge de la culture en Ville de Genève ?

– La scène contemporaine est en fragilité, elle a besoin non seulement d’être entendue, mais d’être épaulée… Il faut des décisions claires et ambitieuses. Genève a besoin de retrouver un horizon fort. Elle a aussi besoin de retrouver des directeur-rices fous. La folie, ce n’est pas faire n’importe quoi, c’est bâtir de l’impossible en le rendant possible. C’est être en curiosité d’artistes iconoclastes. Il y a à Genève des artistes en déshérence parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser. Des compositeurs, des performeurs… il ne faut pas les laisser s’en aller…
– De la collaboration internationale.

A.3. Avez-vous des questions que vous aimeriez poser au magistrat afin de mieux comprendre le fonctionnement de son département concernant les arts de la scène ?

– Quelles sont les axes principaux de sa politique culturelle pour les vingt prochaines années… et quels en sont les moyens…

A.4. Pouvez-vous lister 10 critères qui permettent le mieux de situer et valoriser votre travail (ex : nombre de créations à votre actif, d’années de travail, de dates ou de lieux de tournée, enjeux pédagogiques, de nombre d’employés de votre cie, etc.) ?

– une Cie crée à Genève, et pas ailleurs… justement.
– une création centrale tous les deux ans (3 créations majeures depuis notre création).
– Nous jouons à Genève, en Belgique, en France
– Notre Cie est une Cie jeune (nous fêterons nos 5 ans en 2015). Collaborateurs fidèles (ingénieur lumière, régisseur, ingénieur-e son, secrétariat, comptabilité…), beaucoup de bénévolat du côté des instances internes ; tous les professionnels sont rémunérés lors des projets.
– Nous tenons également à présenter régulièrement de plus petits projets (performances, installations…) notamment dans les lieux en manque de subventions (Galpon, Festival Baz’art…). S’y rencontre là un public fabuleux et cela participe à notre façon de voir le théâtre que de sortir des lieux « traditionnels »…

A.5. Lorsque vous projetez de créer un nouveau projet, savez-vous déjà où vous pourrez le présenter à Genève? A l’étranger ? Avez-vous un rapport privilégié avec une structure genevoise ? Avez-vous un interlocuteur identifié pour le type de travail que vous réalisez ?

– Nous avons perdu notre interlocuteur privilégié lors de la fermeture du Grü Transthéâtre. Notre Cie est d’ailleurs née à ses côtés (et aux côtés du théâtre de L’L de Bruxelles). Notre dialogue avec le Galpon (où même Le Loup même si nous n’avons pour le moment jamais osé présenter un projet) est un dialogue de confiance mais ce lieu est en souffrance de public et de possibilité de co-production.
– Nous recevions un magnifique soutien de la part de Myriam Kridi avec qui le dialogue a toujours été riche. Les directeurs-trices de lieux qui prennent le temps de venir voir nos créations, le temps de comprendre, d’interroger… sont bien trop rares. Nous avons présenté au théâtre de L’Usine deux créations, deux années consécutives. Nous estimons maintenant que ce lieu étant réservé aux jeunes projets, nous devrions désormais trouver d’autres soutiens… Cela n’est pas facile mais nous y travaillons.

A.6. Quelle diffusion souhaitez-vous pour votre travail (périmètre géographique, type de lieu, type d’accueil, etc.) ?

– La question de la diffusion est une question bien trop vaste pour être résumée en qques lignes… Du côté de notre Cie nous ouvrons à des collaborations européennes pour de prochains projets, mais c’est un travail ardu et, clairement, le fait que Genève ait perdu son lieu de reconnaissance européenne (Le Grü) ne nous aide pas… Il revient bien sûr à chacun de trouver ses partenaires, mais la renommée d’une ville fait beaucoup. Jouer par exemple au KVS de Bruxelles ouvre un périmètre géographique très large…

A.7. Quelle est selon vous le meilleur moyen d’atteindre votre objectif de diffusion ? Quel est selon vous le meilleur soutien pour vous aider à atteindre votre objectif de diffusion ?

– La force d’un projet est sa meilleure carte, mais cela ne suffit pas. Encore une fois lorsqu’une scène a une reconnaissance hors de ses frontières, lorsqu’un théâtre a su développer des liens (comme le Grü l’avait fait), participer à sa programmation ouvre clairement des portes extérieures… Cela facilite aussi les co-productions que de se présenter en son nom.

A.8. Revendiquez-vous une esthétique définie ? Quels critères ou quels termes utilisez-vous pour définir l’esthétique de votre travail ?

– Nous travaillons la matière langage.
– Nous travaillons la matière poétique.
– Nous travaillons à des projets sollicitant les collaborations trans-artistiques.

A.9. Quels engagements souhaitez-vous que les structures prennent pour soutenir et développer au mieux les arts de la scène ? (Développer un public ? assurer la diffusion du projet ? formation continue ? insertion professionnelle ? production des projets ? coproduction ? production déléguée ? autre ?)

– Aaaaaaaaaaaaah ! La question du public et de sa diversité ! La question de la diffusion ! De la production ! Ce sont là aussi des questions bien trop complexes pour être résumées ici… ! C’est surtout les lignes que doit dessiner une politique culturelle forte.

A. 10. Souhaitez-vous qu’il existe une ou plusieurs sources de financement publiques pour vos créations (situation actuelle ou une nouvelle répartition) ?

– Depuis le début nous sommes soutenus par la Ville, le DIP, la Loterie… et au-delà de l’appui financier, c’est un immense soutien que de savoir que de tels partenaires sont derrière nous… C’est cela aussi, le dialogue, et c’est un point très important. On est fiers lorsqu’il nous est possible de rappeler que nous sommes une Cie genevoise…

Karelle Ménine. 21 août 2014.

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Publié dans Arts de la scène, Réponses des artistes et des compagnies
3 commentaires pour “Karelle Ménine, Fatras Production
  1. Alvarez Gabriel dit :

    Salut Karelle
    Étant donné que ces questionnaires sont une base pour le débat, je voudrais clarifier deux points importants qui touchent une des tes réponses concernant le Galpon :

    1- Je constate que le mot dialogue peut être utilisé à beaucoup de sauces, mais (et je crois que tu es d’accord avec moi sur ça), une chose est le dialogue et l’autre entendre ce que veut l’interlocuteur. Si tu regardes notre projet artistique, chose que je donne pour escomptée, tu pourrais très vite comprendre quelle est notre position celle de Nathalie et moi même par rapport aux productions et à notre rôle en tant que « producteurs ».
    2- Non, le Galpon n’est pas en « souffrance de publics », il suffit de voir le taux de fréquentation à l’année. Par contre, oui il y a certains projets que nous présentons, qui sont en « souffrance de publics », mais comme nous assumons de prendre des risques, nous les programmons quand même. Toi, tu le sais bien, car tu as fait l’expérience plusieurs fois en tant qu’artiste accueilli et invité au Galpon.

    Donc le débat il faut le placer ailleurs dans le contexte actuel des arts vivants.
    Il faudrait se demander quelle est la place pour des projets « hybrides », pluridisciplinaires qui ne répondent pas aux codes traditionnaires des arts scéniques ! Comment ces projets peuvent être présentés et programmés afin qu’ils puissent trouver un public.
    La problématique ne touche pas seulement s’il y a ou pas un lieu pour les programmer, mais aussi à la mis en question des artistes qui réalisent ces types de projets.
    Moi en tant que metteur en scène, je sais que travaillant sur Molière j’aurais plus de chance à avoir du public que si je mets en scène Heiner Müller. ! J’ai travaillé beaucoup sur Müller et donc j’assume après sur la fréquentation du public.

    • Menine dit :

      La question du public, oui, est une question essentielle. Nul ne crée POUR lui, mais d’aucuns a besoin de lui… Non forcément en masse, mais là. Une identité de public, pour un lieu, c’est aussi un public qui vient tout voir parce qu’il fait confiance à la ligne d’une programmation. Dès lors il se laisse surprendre… Nous savons que cela prend du temps. Vous y travaillez, je le sais bien, et nous avec vous, à vos côtés. D’autres l’ont fait (six ans de Grü ont démontré que le temps se compte en année mais qu’une fois conquis, le public est là)… Je m’interroge aussi sur la curiosité des directeurs de théâtres envers les autres théâtres… Chacun reste un peu dans son monde n’est-ce pas… FAUTE de temps. Ou par avis pré conçu… Donc lorsque nous, artistes ou professionnels de salles, parlons du public, nous parlons aussi de nous…

  2. Menine dit :

    ps: lorsque je dis public “en souffrance”, j’évoque la difficulté à faire venir un public sur des pièces plus difficiles (comme par exemple lorsque vous avez programmé le travail de Brice Catherin)… Ce n’était pas un “jugement”, j’espère que tu l’auras bien compris Gabriel.
    En sus une précision : je cite plusieurs fois le travail du Grü. Non par fidélité envers lui (ou ses directrices) mais parce qu’il s’agissait d’un projet singulier fort qui a osé beaucoup, et qui, ainsi, avait gagné une reconnaissance internationale certaine.

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