Darren Almond, Nan Goldin, Jean Mohr, les expositions photos à voir ce printemps à Genève

Darren Almond, “Fullmoon@Murchison Falls”, 2009. C-print. Image : 121 x 121 cm. Galerie Xippas, Genève.

Les paysages de pleine lune de Darren Almond

L’artiste britannique Darren Almond (1971) photographie des paysages avec de longs temps de pose de quinze à trente minutes lors de nuits de pleine lune. La particularité de sa démarche produit des images de montagne ou de forêt, des marines dont les détails semblent voilés, effacés, sinon quelque peu irréels, créant ainsi un sentiment d’étrange réalité. La sensation est particulièrement vive dans les photographies où l’eau est en mouvement. Il est alors difficile de déterminer si le relief volcanique d’une île du Cap Vert émerge d’une mer de nuages ou de la surface de l’océan Atlantique.

La photographie cesse alors d’être le reflet de la réalité et révèle l’intérêt porté par Darren Almond aux peintres romantiques et aux explorateurs dont il a parfois suivi les pas, ainsi de ceux du peintre Carl Brechen qui parcourut les Alpes à la fin des années 1920, mais aussi de Charles Darwin au Cap Vert. Car Darren Almond sillonne le monde pour en rapporter des points de vue de lieux historiques, difficiles d’accès ou liés à des expériences personnelles. Son oeuvre poétique questionne les notions de réalité et d’écoulement du temps.

Darren Almond, “Fullmoon@Cape Verde”, 2013. C-print. Image 121,2 x 121,2 cm.
 Galerie Xippas, Genève. La photographie de la série Fullmoon a été prise au Cap Vert, l’archipel équatorial constitué d’îles volcaniques et situé au large des côtes d’Afrique de l’Ouest, à l’endroit même où Charles Darwin a observé pour la première fois une île tropicale et où il a découvert la dureté géologique des formations volcaniques.

 

Darren Almond, “Fullmoon Towards Monte Rosa”, 2014. C-print. Image : 121 x 121 cm. Galerie Xippas, Genève.

 

Darren Almond, “Fullmoon@Flendruz”, 2014. C-print. Image : 121 x 121 cm. Galerie Xippas, Genève.

Darren Almond, photographies de la série Fullmoon
Galerie Xippas,
Rue des Sablons 6, Genève.
du 23 mars au 5 mai 2018.
Parallèlement, la Galerie Xippas expose un ensemble de peintures inédites, sous le titre The Swerve / The Light of Time, dans son espace au no 61 de la rue des Bains.

 

Les “Grids” de Nan Goldin

Depuis les années 1970, Nan Goldin (1953) réalise des assemblages – les Grids ou “grilles” – d’images selon des critères formels ou thématiques. Elle combine d’après la couleur, les références à ses expériences personnelles et à l’histoire de l’art. Cete démarche lui a valu très tôt une reconnaissance internationale. La galerie Art Bärtschi montre ici sept assemblages de photographies des années 2013 à 2016.

Nan Goldin, “Veils”, 2014_Cibachrome marouflé sur dibond. 114×134 cm_Courtesy Nan Goldin Art Bärtschi & Cie.

 

Nan Goldin, “Blue Grid”, 2016_Cibachrome marouflé sur dibond. 150 x 202 cm. Courtesy Nan Goldin Art Bärtschi & Cie.

Nan Goldin – Träume
Art Bärtschi & Cie
24, rue du Vieux-Billard. Genève.
Du 22 mars au 10 mai 2018.

 

Jean Mohr, une école buissonnière

Depuis 1950, Jean Mohr a promené son objectif photographique sur le monde au gré de ses missions et de ses envies. Comme il aime à le dire, ses clichés sont le moyen de raconter ce que son œil écoute. Avec retenue, mais force, il donne à voir l’instant que seul l’appareil photographique capture, matérialisant ainsi le non-dit que porte parfois la réalité. Bien connu pour ses photographies souvent qualifiées d’humanistes, l’homme se laisse aussi captiver par ses recherches formelles qui font naître des abstractions.

Jean Mohr, Lanzarote, Espagne, 1973. © Jean Mohr, Musée de l’Élysée, Lausanne.

 

Jean Mohr, Région de Mostar, Yougoslavie, 1957. © Jean Mohr, Musée de l’Élysée, Lausanne.

Jean Mohr, une école buissonnière
Photographies
28 mars 2018 – 15 juillet 2018
Maison Tavel. Genève.

 

Ça c’est Genève – This is Geneva

L’exposition présente trois photographes romands, dont deux genevois, qui ont porté, ces dernières années, un regard spécifique Genève. Ce ne sont donc pas des commandes et les angles d’attaque choisi par Alain Julliard, Francis Traunig et François Vermot attirent notre attention sur des lieux que nous fréquentons peu (mis à part les personnes travaillant au sein de la Genève Internationale) ou seulement en voiture ou auxquels nous ne prêtons tout simplement pas attention.

Alain Julliard. Vue de l’exposition.

 

Francis Traunig, vue de l’exposition, détail.

 

François Vermot. Vue de l’exposition.

Ça c’est Genève
Francis Traunig / François Vermot / Alain Julliard /
Centre de la photographie.
Rue des Bains. Genève.

Du 28 mars au 15 mai 2018.

 

Exil

Plus de 300 photographies saisies par les photojournalistes de Magnum racontent le voyage du migrant, la marche, l’attente, l’incertitude, la peur, mais aussi l’espoir. Le travail de figures historiques de l’agence tels que Robert Capa, Werner Bischof et Raymond Depardon vient côtoyer celui de photographes contemporains présents sur le terrain.

Des réfugiés dans le camp Sha-alaan One, Jordanie, 1990 – © Chris Steele-Perkins/Magnum Photos.

Exil
Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
Avenue de la Paix 17. Genève.
Du 14 mars au 25 novembre 2018.

 

Les Genevois, quels numéros

Fruit de déambulations photographiques réalisées durant les trois étés 2015, 2016 et 2017, «les Genevois, quels numéros!» offre une vision instantanée de la vie urbaine à Genève. Philippe Clerc s’est fixé une règle du jeu: photographier des personnes, croisées au hasard dans la ville, portant les numéros de 0 à 100 sur leur vêtement.
Les Genevois, quels numéros
Promenade des Bastions. Genève.
Du 21 mars au 22 avril 2018.

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