Une seule femme dans un conseil d’administration fait toute la différence

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Roy Lichtenstein. In the Car. 1963.

Selon le dernier rapport de Crédit Suisse, «The CS Gender 3000: Women in Senior Management», les entreprises dont le conseil d’administration comprend plus de femmes affichent des rendements supérieurs et une meilleure performance boursière.

La diversité génère de meilleurs résultats

Un premier rapport révélait que les entreprises affichaient de meilleurs rendements lorsque leurs conseils d’administration comprenaient plus de femmes. Comme cette enquête avait été menée juste après une période d’instabilité et de difficultés économiques, une question restait en suspens: ces conclusions se vérifieraient-elles aussi dans un environnement plus favorable sur le plan économique ? La réponse est oui. «The CS Gender 3000: Women in Senior Management»,  confirme que la présence d’une seule femme au conseil d’administration fait toute la différence: «Les entreprises dont le conseil d’administration compte une femme affichent depuis 2005 un rendement moyen des fonds propres de 14,1%  (chiffre ajusté en fonction du secteur), contre 11,2% pour celles administrées exclusivement par des hommes.»

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Tous les postes de direction sont-ils équivalents?

Si la proportion de femmes aux postes de senior manager est similaire à celle relevée dans les conseils, une autre division apparaît. Ainsi, le rapport du Credit Suisse précise: «La participation des femmes aux plus hauts postes de direction a tendance à être orientée vers des domaines de moindre influence avec moins d’opportunités de promotion.» On observe le taux le plus élevé de managers féminins au sein des Shared Services, le plus faible au niveau CEO [fig. 2]. Il semblerait que les femmes exercent davantage des rôles de supervision que des fonctions ayant une influence directe. Reste à savoir si cette réalité reflète leurs préférences professionnelles ou s’il existe d’autres raisons sous-jacentes.
Les principaux obstacles
L’équipe de recherche a identifié trois obstacles majeurs empêchant une plus grande diversité de genre: les préférences culturelles, les préférences liées au poste et les problèmes structurels/de volonté politique, le premier étant le plus difficile à surmonter. L’introduction de politiques, de quotas et d’objectifs de diversité peut ouvrir le débat et sensibiliser à ce thème. Il existe cependant un autre allié, aussi puissant que silencieux: la mondialisation. Selon les chercheurs, l’intégration accrue de l’économie mondiale ainsi que l’internationalisation de la base de clientèle et du management apporteront un changement culturel déterminant: «L’éducation plus internationale, certes pour les élites, et les expériences professionnelles transfrontalières devraient progressivement ‹introduire› sur le lieu de travail des attitudes plus libérales et plus tolérantes à l’égard des femmes.»

Des avantages pour tous

L’accroissement de la diversité entraîne une pléthore d’idées et de concepts. Une variété de points de vue qui peut donner naissance à des discussions, à des solutions novatrices ainsi qu’à un large éventail de compétences polyvalentes et d’expertises. Le rapport conclut: «Il ne s’agit pas de dire qu’un genre a plus de capacités que l’autre, mais de reconnaître qu’une diversité accrue améliore la prise de décision et la performance de l’entreprise.»  Source : Crédit Suisse / Barbara Lejczak. 10 juin 2015.

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