Claudia Bosse invente une nouvelle mythologie de l’espace urbain

Claudia Bosse, Place Neuve

Claudia Bosse lors de la répétition de “turn terror into sport”, 29 juin 2007. photo j. magnol.

Souvenons-nous de l’aventure des Perses en novembre 2006, cette tragédie d’Eschyle mise en scène par Claudia Bosse, metteure en scène du theatercombinat de Vienne dans la black box du Théâtre du Grütli. A cette occasion Claudia Bosse avait fortement surpris les spectateurs et suscité une intense réflexion sur les rôles respectifs de l’acteur et du spectateur.

Pour les Perses, Claudia Bosse avait formé un choeur de cent quatre-vingt habitants de la région qui n’avaient pas de formation théâtrale. Ce choeur était toujours supérieur à  celui des spectateurs limité à  cent, afin de conserver l’avantage de représenter le centre de gravité. Cette année, Claudia Bosse continue sa recherche de production de tragédie au théâtre du Grütli. Turn terror into sport, est inspiré du Coriolan de Shakespeare qui aura lieu les 1er et 2 septembre sur la Place Neuve, dans le cadre du fesival de la Bâtie. Cette fois-ci elle proposera un autre modéle de réalisation du théâtre qui sortira de la black box, comme lieu traditionnel du théâtre, pour se dérouler autour la Place Neuve avec cent citoyens genevois et les acteurs. Ils se mêleront au trafic pour s’approprier l’espace urbain genevois autant que s’y confronter dans une nouvelle dynamique psychogéographique.

Claudia Bosse était à  Genève la semaine passée à  l’occasion de la première répétition de turn terror into sport. Nous l’avons invitée à  parler de sa conception du théâtre et des préoccupations qui guident ses recherches.

Interview par Jacques Magnol et Yi-hua Wu.

1ère partie

2ème partie

– Voir : Theatrale Raumproduktionen, Skizzen des Verschwindens. theatercombinat. Éd. Claudia Bosse et Christina.

– Écouter l’interview de Claudia Bosse lors de la présentaion des Perses, novembre 2007, Genève.

Claudia Bosse et theatercombinat

Claudia Bosse (1969) a étudié la mise en scène à  la Haute Ecole d’art dramatique Ernst Busch à  Berlin. A plusieurs reprises, durant ses études en 1994, puis en 1996 et en 1998, elle a présenté son travail au Théâtre du Grütli. Depuis, des interprètes et artistes suis-ses sont régulièrement invités à  collaborer aux projets du theatercombinat, compagnie qu’elle a fondé avec d’autres artistes en 1996 à  Berlin, puis réorganisée en 1999 à  Vienne. Intense collaboration artistique avec Josef Szeiler. De recherches chorales sur la base de textes antiques ou contemporains (Eschyle, Heiner Müller, le Marquis de Sade, Ludwig Wittgenstein, Elfriede Jelinek et Bertolt Brecht) à  des travaux chorégraphiques et installations théâtrales dans l’espace public, théâtral ou non, les champs d’investigation du theatercombinat sont multiples, autant que les lieux où il se produit. Le public a pu découvrir ses dernières créations à  Berlin (belagerung bartleby, HAU 1, installation théâtrale de 100 heures), ainsi que, avec le theatercombinat, à  Hambourg (Kampnagel) au Montenegro (mauser, Heiner Müller, Théâtre national) et à  Vienne ( firma raumforschung, où est donc le tableau, palais donaustadt, installation sur 10500m2, avec concert, films, discussions, danse,…).

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Un commentaire pour “Claudia Bosse invente une nouvelle mythologie de l’espace urbain
4 Pings/Trackbacks pour "Claudia Bosse invente une nouvelle mythologie de l’espace urbain"
  1. […] I grow on theatre for a while and I am always interested in its evolution since B. Brecht. In my opinion, we can have two tracks to follow as an observer. The first, there are some contemporary creations based on the hard core of theatre tradition and theatre’s history, including the text ie. Greek tragedy, Shakespeare…etc., the space ( the black box/ the white box ), like a research of historicity. The best example I have known, is theatercombinat of Vienna. (the director, Claudia Bosse was interviewed by myself.) She devotes to three tragedy productions to reload new blood into antiquity and contemporary context at the same time. […]

  2. Anonyme dit :

    […] Turn terror into sport. Claudia Bosse invente une nouvelle mythologie de l’espace urbain. […]

  3. […] Stations Urbaines actuellement sur le toit du Théâtre de Saint-Gervais, ou le projet avorté de Turn Terror Into Sport sur la place Neuve. Et voilà  comment le spectateur a eu l’opportunité de s’engager et […]

  4. […] Claudia Bosse invente une nouvelle mythologie de l’espace urbain. […]

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