5. La nouvelle Comédie – 30 nov.

Vendredi 30 novembre 2012

Théâtre de la Comédie de Genève. 19h. Entrée libre.

Projet lauréat du concours pour une nouvelle Comédie. “FRES architectes > Laurent Gravier + Sara Martín Cámara'”

Lire l’article de Sami Kanaan :

Nouvelle Comédie, le travail a commencé !

La nouvelle Comédie ouvrira ses portes en 2016 ou 2017. Ce projet phare pour la culture genevoise est appelé à dessiner le paysage culturel régional au cours des prochaines décennies. Théâtre de référence de la cité, il est destiné à rayonner au-delà des frontières du canton et du pays.

La cinquième séance des Rencontres théâtrales sera concentrée sur  le profil artistique de la nouvelle Comédie et les défis qu’elle aura à affronter :
Comment ménager les caractères traditionnels et contemporains du théâtre pour qu’ils cohabitent au service de ses différentes missions, sociales, économiques, artistiques ?
Quel apport la nouvelle Comédie représentera-t-elle pour le paysage culturel genevois, romand et transfrontalier ?
Est-elle une opportunité pour renforcer l’ensemble des institutions théâtrales ?
Fera-t-elle concurrence aux théâtres existants ?

 

Intervenants:
Sami Kanaan, magistrat en charge du département de la culture et du sport de la Ville de Genève.
Charles Beer, conseiller d’Etat chargé du département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP).
Michel Kullmann, président de l’Association pour une nouvelle Comédie.
Hervé Loichemol, Théâtre de la Comédie.
Joël Aguet, historien du théâtre.
Maya Boesch, Cie Sturmfrei.
La Ribot, Cie La Ribot.
Jean Liermier, Théâtre de Carouge.
Philippe Macasdar, Théâtre St-Gervais.
Modération: Jacques Magnol.

Ecouter les interventions du 30 novembre 2012

 

FRES architectes > Laurent Gravier + Sara Martín Cámara

Historique :

La Comédie est la première institution théâtrale à Genève : première par son positionnement historique et première par ses subventions. En 1987, le « Rapport » Matthias Langhoff a mis en évidence les insuffisances de l’équipement scénique du théâtre de la Comédie de Genève, scène inaugurée en 1913. Face à l’impossibilité de mettre le bâtiment aux normes d’un théâtre municipal de création et d’accueil, le Conseil administratif a décidé de construire un nouvel édifice sur le site de la Gare des Eaux-Vives.

En 2002, l’Association pour une nouvelle Comédie a établi un cahier des charges précisant les besoins inhérents à une institution destinée à rayonner au-delà des frontières du canton. Ce cahier précise que” La Nouvelle Comédie soit un théâtre de référence de création classique et contemporaine, notamment et de manière significative, de création locale/international. Les créations doivent pouvoir s’exporter vers les institutions dramatiques importantes suisses et étrangères”.

En 2009, le bureau FRES architectes de Paris, associé au scénographe Changement à vue (Michel Fayet), de Paris également,  a été désigné, à l’unanimité du jury et parmi 80 concurrents. Avec son projet SKYLINE, il est le lauréat du concours d’architecture international pour la Nouvelle Comédie.

Voir :
– le descriptif du projet sur le site de la Ville de Genève et le livre virtuel (154 pages),
le powerpoint (10 Mo) du bureau FRES architectes > Laurent Gravier + Sara Martín Cámara,
– la Comédie de Genève en bref, sur le site de la Comédie de Genève,
accès direct au fonds d’archives de la Comédie, Archives de la Ville de Genève,
– télécharger le Rapport du jury sur le concours de la Nouvelle Comédie (PDF – 126 Ko).

Informations utiles:
Habiter un théâtre, inventer et partager un Centre dramatique national à Sartrouville (2004-2012) aux Editions Les solitaires Intempestifs.
– Consulter le Cahier des missions et des charges des centres dramatiques nationaux

FRES architectes > Laurent Gravier + Sara Martín Cámara

Archives Genèveactive :
Ecouter la présentation du projet par Laurent Gravier, architecte du bureau lauréat. (2009)
Ecouter la présentation par Gilles Lambert, de l’Association pour une nouvelle Comédie. (2009)
Le sort du théâtre de la Nouvelle Comédie est lié à  celui du CEVA (2009)
Nouvelle Comédie, quels théâtres réunir pour le projet du siècle* ? (2010)
Comment penser un théâtre pour demain ? (2009)
Eglise ou gymnase, quel futur pour l’ancienne Comédie de Genève ? (2011)
Un véritable projet d’espace public pour le quartier de la Gare des Eaux-Vives (2011)

Extrait du rapport Langhoff : En 1987, Matthias Langhoff voyait la Comédie comme “un théâtre de production, capable de créer sept spectacles par saison, répartis sur deux salles, et de s’en sortir avec nettement moins de spectacles invités. Je songe à  faire jouer quatre spectacles à  la Comédie, et trois dans l’autre salle. (…) Cette deuxième salle de théâtre, moins commerciale dans sa conception, plus locale et plus expérimentale aussi, peut cependant tout à  fait produire des résultats qui soient meilleurs (…) C’est là  que le théâtre peut se développer, c’est presque toujours là  qu’il innove.” Rapport Langhoff, Matthias Langhoff, Editions Zoé, 1987, p. 122

Gare des Eaux-Vives: un site d’une surface de plus de cinq hectares sur une des plus grandes parcelles encore disponibles en ville de Genève.

Débat en ligne: Le débat sur les différents thèmes qui font l’objet des Rencontres est ouvert en ligne depuis le 24 mai 2012, il se poursuivra jusqu’au printemps 2013. Merci de poster vos commentaires et propositions en bas de page.

rencontres

3 commentaires pour “5. La nouvelle Comédie – 30 nov.
  1. Aude dit :

    Concernant la question du jour, “Qu’en sera-t-il de «l’ancienne» Comédie ?”, juste une opinion: si nous réfléchissons à l’échelle du Grand Genève, des communes suburbaines, plusieurs scènes régionales ne seraient sans doute pas un luxe puisque chacun semble s’accorder que seule une très faible partie de la population est touchée encore actuellement par l’offre des théâtre publics. Les publics se gagnent, dit-on, il y aurait donc bien du travail pour tous…
    Je rêve d’une scène ouverte, de lieux ouverts à l’expérimentation. Je ne suis par contre pas sûre que toutes les scènes alternatives soient un vivier pour les scènes de demain et pour le rayonnement d’un art de qualité qui puisse rivaliser à l’international.
    Je compterais encore sur des compétences accrues pour les nouvelles générations d’artistes et donc la mise en place d’une offre de formation alignée sur les critères que l’on trouve en Europe par exemple. Et pour les générations en place, un accroissement des compétences par la formation continue par exemple et les échanges internationaux, la confrontation.
    Si je pouvais rêver d’une scène plus expérimentale, il conviendrait de trouver les managers de haut niveau capables de contenir le choc d’une nouvelle approche des diversités. Des lieux comme le 104 ou la Gaîté Lyrique à Paris (oui, nos édiles se déplacent pour s’informer des politiques culturelles hos nos murs..) ou autre scène régionale ou nationale, pourrait nous servir d’exemples. J’ai parfois peur que l’on reproche encore à l’ancienne comédie sa profondeur de scène ou autre ‘non’ qualité.
    En Europe, j’ai vu bien des troupes d’avenir se contenter de scènes moins profondes, de lieux de répétitions plus champêtres, et de baraques de fortunes pour ensuite atteindre les plus grandes scènes mais ici, les frontières semblent pour l’instant plus étanches.

  2. Brigitte Audeoud dit :

    Comme je ne peux pas être là demain, et que je n’ai pas encore lu à fond les lignes du projet de la Nouvelle Comédie, un thème me brûle la langue depuis des semaines lorsque je lis les posts sur Genève Active. Ce sont les nouvelles formes extra-muros : les projets nomades, les projets pluridisciplinaires comme je les ai dégustés, auxquels j’ai participés et qui me tiennent le plus à coeur en Europe.
    J’ai suivi aussi bien que possible le ‘Memory Marathon’ 2012 de la Serpentine Gallery à Londres, rencontres retransmises via le web. Ces rencontres pluridisciplinaires montées par le curateur suisse Hans Ulrich Obrist sont revigorantes http://www.serpentinegallery.org/2012/10/memory_marathon.html
    Je trouverais beau que la Nouvelle Comédie puisse offrir de nouvelles possibilités de symposiums autour de la culture dans un sens large. Ces jours, la Villa Gillet à Lyon, lieu de résidence pour écrivains mais aussi centre interdisciplinaire crée l’événement avec ‘Mode d’emploi’ http://www.villagillet.net/portail/mode-demploi/actualites/ Elle crée en collaboration avec d’autres lieux culturels dévolus à la culture comme ‘Les Subsistances’ qui reçoit compagnies de nouveau cirque ou autre, pas de cloisonnements comme à la Serpentine.

    Le projet de H.-U. Obrist pose la question du hors-murs qu’il considère comme complémentaire de l’institutionnel et non dans un rapport d’exclusion réciproque.
    On ne compte plus en Europe, les projets contemporains basés sur le nomadise, le temporaire, l’éphémère. Cette Nouvelle Comédie pourrait aussi penser à l’extra-muros comme La Serpentine pense ses pavillons qui inspirent bien des artistes et des porteurs de projets dans toutes les disciplines artistiques. J’ai peu vu en Suisse romande ce thème traité. Nous n’avons pas d’étudiants planchant sur l’architecture du cirque, je crois ou de constructeurs penchés sur l’éphémère. ou ils restent peu visibles.

    Les structures nomades, légères, permettent d’atteindre d’autres publics, de passer la frontière comme l’autobus culturel ligne 2015 que le projet Pilsen capitale de la culture vient de mettre en place http://www.bbkult.net/redaktion/details/13457103629650.html … Encore faut-il avoir des gestionnaires suffisament formés…
    Un monde de l’effervescence, là, une galerie d’images: http://www.nepomuk.cz/cs/zpravy/autobus-2015-rozzaril-jih-plzenska Comme pour la Serpentine Gallery et ses pavillons, ce projet s’appuie sur une structure de type plus institutionnelle.
    Il y aurait des typologies de projets à dégager dans les arts de la scène.

  3. A lire cet article de Télérama avec d’autres points de vue sur le théâtre contemporain (ou plutôt la création contemporaine) en Europe
    http://www.telerama.fr/scenes/la-grande-scene-de-l-europe,89189.php