Sandrine Pelletier reçoit la bourse arts plastiques du Canton de Vaud

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Sandrine Pelletier  “GoodBye”, dimension variable, fils de fer, laine, latex, installation in situ Pièceunic, 2009

La bourse cantonale des arts plastiques pour l’année 2014, d’une valeur de 15’000 francs, a été attribuée à Sandrine Pelletier, née en 1976 à Lausanne, elle vit et travaille à Genève selon sa galerie et à Lausanne selon les Vaudois.

Le jury a été convaincu par “son projet d’installation à la fois sculptural et architectural, son approche originale des relations entre art contemporain et artisanat, son ouverture à des matériaux et techniques hétérogènes”.

Le projet récompensé par la bourse cantonale prendra la forme d’une installation se fondant sur une collaboration avec les artisans verriers de Glass-Fabrik à Nantes. A partir d’une réflexion sur le geste « que le verrier opère sur le verre », Sandrine Pelletier propose de figer la chorégraphie implicite dans la production du verre et de la spatialiser dans une installation qui rend visible les qualités brutes et processuelles de la matière. La confrontation entre position artistique et geste artisanal s’articule chez Sandrine Pelletier dans une expérimentation à la fois technique et spatiale, qui interroge les lieux de production et d’exposition de l’œuvre, ainsi que leur dimension conceptuelle.

Le jury était composé de membres de la Commission cantonale des activités culturelles, sous-commission « Beaux-Arts », renforcé à cette occasion par Mme Federica Martini, responsable du Master en arts visuels de l’Ecole cantonale d’art du Valais.

Sandrine Pelletier est diplômée de l’Ecole d’arts appliqués de Vevey (1999) et de l’ECAL – Ecole cantonale d’art de Lausanne (2002). Elle a été lauréate de la bourse Alice Bailly en 2013 et du Swiss Design Award en 2004. Le travail de Sandrine Pelletier emprunte des formes et des matériaux aux art & crafts, jouant avec les limites entre beaux-arts et artisanat. Céramique, bois, textile, verre et papier sont utilisés dans ses sculptures et installations qui explorent le processus de la matière, souvent dans une veine mélancolique qui souligne, comme l’explique l’artiste, « la décrépitude des choses et des êtres, l’accident, le mystique et l’étrange ».

Extrait texte «Goodbye» de Marguerite Pilven, 2009 (illustration)

De multiples légendes et mythes associent le cheval aux forces dynamiques de destruction et de régénérescence. Réifiés dans le goudron, flancs ouverts, ceux de l’artiste rappellent les chevaux de l’Apocalypse, par leur allure de carcasse calcinée, ou la monture des figures maléfiques qui hantent certains récits populaires. Mais le fragile maillage qui les forme et leur caractère inachevé les assimile aussi à des énergies en devenir. L’impression simultanée de formation et de dissolution du cheval dans les lignes évoque aussi son assimilation au flux et au reflux de la mer.
Cette pièce convoque plusieurs aspects chers à Pelletier: son goût pour le maniement des matières et la création de nouvelles combinaisons, son attrait pour une iconographie populaire, aux résonances affectives fortes et symboliquement dense. Pelletier expérimente également ici la frontière entre abstraction et figuration. Elle s’intéresse au mouvement dynamique qui mène de la ligne à la figure et en explore le potentiel esthétique.(…)

Site de Sandrine Pelletier.

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