Les fondateurs

Réponses de : Zoé Cadotsch et Julien Basler – Les fondateurs.

A1. Quelles sont vos attentes concernant une rencontre entre les acteurs et actrices des arts de la scène et Sami Kanaan, magistrat en charge de la culture en Ville de Genève ?

Nous aimerions que des réponses concrètes puissent être données concernant le manque de lieux de répétitions et de représentations dédiés à la création expérimentale à Genève.

A.2. Quelles sont vos 2 revendications prioritaires à faire valoir auprès de Sami Kanaan, magistrat en charge de la culture en Ville de Genève ?

1 Nous aimerions qu’il existe à Genève plus d’un lieu dédié à la recherche et à la création de théâtre expérimental.

2 Nous aimerions qu’il existe à Genève un ou plusieurs lieux de résidences et de répétitions qui puissent être mise(s) à disposition des compagnies en travail.

A.3. Avez-vous des questions que vous aimeriez poser au magistrat afin de mieux comprendre le fonctionnement de son département concernant les arts de la scène ?

Concernant l’attribution des directions de théâtre attribués par la ville, est-il important pour les commissions que tous les styles de théâtre soient représentés à Genève?

A.4. Pouvez-vous lister 10 critères qui permettent le mieux de situer et valoriser votre travail (ex : nombre de créations à votre actif, d’années de travail, de dates ou de lieux de tournée, enjeux pédagogiques, de nombre d’employés de votre cie, etc.) ?

Nous avons créé une vingtaine de spectacles.

Pendant environ dix ans, nous avons fait partie du collectif « Le Club des Arts », qui a créé huit pièces à Genève. Certaines d’entre elles ont été jouées à Lausanne, Nyon, Lyon et Paris. Il y a cinq ans, la compagnie s’est remodelée, mais chacun de ses membres continue à évoluer dans le domaine du théâtre contemporain. Nous avons créé « Les fondateurs ».

Les fondateurs ont onze créations à leur actif, qui ont tourné dans cinq lieux différents. Nous avons principalement joué en Suisse romande et beaucoup de nos créations ont eu lieu au théâtre de l’Usine. La saison passée, nous avons employé une douzaine de personnes en tout. Nous avons également créé une pièce pour enfants et joué une scolaire au théâtre de l’Usine. Cette pièce sera reprise en octobre pour cinq scolaires et une publique à Monthey. Nous sommes invités pour une résidence au théâtre de l’Arsenic en avril prochain, ainsi que quatre représentations d’une refonte de « Les fondateurs font du théâtre ».

A.5. Lorsque vous projetez de créer un nouveau projet, savez-vous déjà où vous pourrez le présenter à Genève? A l’étranger ? Avez-vous un rapport privilégié avec une structure genevoise ? Avez-vous un interlocuteur identifié pour le type de travail que vous réalisez ?

Myriam Kridi nous soutient depuis maintenant cinq ans et c’est avec elle que nous avions un dialogue privilégié, mais depuis son départ, nous n’avons pas de nouveau partenariat. Nous ne faisons pas de création à Genève cette saison, mais en ce qui concerne notre prochain lieu d’accueil pour la saison prochaine, c’est encore incertain.

A.6. Quelle diffusion souhaitez-vous pour votre travail (périmètre géographique, type de lieu, type d’accueil, etc.) ?

Nous n’avons pas de limite géographique. Nous recherchons des lieux de création et pourquoi pas des lieux de résidence.

A.7. Quelle est selon vous le meilleur moyen d’atteindre votre objectif de diffusion ? Quel est selon vous le meilleur soutien pour vous aider à atteindre votre objectif de diffusion ?

Le meilleur moyen selon nous est de faire venir les programmateurs et la presse aux représentations.

Qu’il existe des réseaux entre les théâtre pourraient aussi aider à ce que les spectacles voyagent en Suisse et à l’étranger.

Des aides financières ponctuelles pourraient également permettre aux compagnies de s’accompagner d’une personne qualifiée pour la diffusion.

A.8. Revendiquez-vous une esthétique définie ? Quels critères ou quels termes utilisez-vous pour définir l’esthétique de votre travail ?

Pour nous ce qui définit notre travail sont les termes de « théâtre de recherche expérimentale ». Il s’agit d’une esthétique brute en perpétuel mouvement où les matériaux simples sont à l’honneur. Le spectacle ainsi que la scénographie est construite par les comédiens en live. Elle intègre donc les imperfections et les accidents qui font partie intégrante de notre esthétique de travail. La liberté, le jeu, la maladresse, sont les principaux axes de notre recherche.

A.9. Quels engagements souhaitez-vous que les structures prennent pour soutenir et développer au mieux les arts de la scène ? (Développer un public ? assurer la diffusion du projet ? formation continue ? insertion professionnelle ? production des projets ? coproduction ? production déléguée ? autre ?)

La coproduction est une aide extrêmement profitable.

Soutenir la diffusion du spectacle en actionnant leur réseau dans le milieu est un très bon soutien aux spectacles.

Que les lieux d’accueil assurent la présence des programmateurs et des médias lors des représentations est également important pour nous.

A. 10. Souhaitez-vous qu’il existe une ou plusieurs sources de financement publiques pour vos créations (situation actuelle ou une nouvelle répartition) ?

Qu’il existe plusieurs sources de financement publiques nous semble être une bonne chose.

Zoé Cadotsch et Julien Basler – Les fondateurs. 26 août 2014.

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Publié dans Arts de la scène, Réponses des artistes et des compagnies
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