Sophie Calle et Gianni Motti au cimetière des Rois pour l’éternité

Gianni Motti. « Je vous avais dit que je n’allais pas très bien ». 2016. 60 x 85 x 10 cm, granit.

Deux des seize interventions artistiques commandées par la Ville à l’occasion de l’exposition Open End dans le cimetière des Rois resteront à demeure dans ce lieu de deuil qui est aussi un des lieux de promenade, de méditation et de rencontre favoris des Genevois.
L’épitaphe de Gianni Motti, Je vous avais bien dit que je n’allais pas très bien, invite à la réflexion sur l’abandon des personnes dans un monde où la solidarité s’estompe et où s’amplifie la solitude engendrée par les difficultés économiques. Le contenu du message avait initialement alarmé la commission administrative chargée de le superviser.

Sophie Calle, Le Tombeau des secrets, 2016. 150 x 70 x 10 cm.

L’oeuvre de Sophie Calle, Le tombeau des secrets, consiste en un pierre tombale dotée d’une fente dans la quelle les visiteurs sont invités à glisser un document relatant un de leurs secrets parmi les plus chers, les plus intimes. Son travail toujours tourné vers le secret, le manque, l’absence, s’inscrit, à Genève, dans une suite de performances identiques, la première, en 2014, dans un cimetière de Bretagne où l’artiste avait elle-même recueilli la confession de visiteurs volontaires avant d’en laisser la trace sous la pierre tombale. Une intervention similaire est en cours de négociation avec le Green-Wood Cemetery à Brooklyn aux Etats-Unis d’Amérique.
Simon Lamunière, commissaire de l’exposition Open End, est actuellement en négocation avec la Ville de Zurich afin d’y organiser un événement du même type.

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