Myriam Kridi dirigera le Festival de la Cité Lausanne

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Collectif Malunés (Belgique) « Sens dessus dessous ». Festival de la Cité Lausanne 2015.

Le Conseil de Fondation du Festival de la Cité a nommé Myriam Kridi, ancienne programmatrice du théâtre de l’Usine à Genève, pour prendre la direction du Festival dès le 1er janvier 2016.
Entretiens avec Myriam Kridi et Georges Caille, président du Conseil de Fondation.

La manifestation est l’événement phare de la vie culturelle lausannoise qui fait traditionnellement preuve d’un intérêt marqué pour la danse, le théâtre et la musique offrant pour beaucoup l’occasion de découvrir les arts de la scène et de suivre ensuite les spectacles des institutions. L’événement est offert par la Ville, le Canton, la Loterie Romande et des soutiens privés.

Entretien avec Myriam Kridi

 

Suite à la décision de Michael Kinzer, actuel directeur, de démissionner pour le 31 décembre 2015, le Conseil de Fondation a mis au concours le poste de direction au printemps dernier, suscitant l’intérêt d’une cinquantaine de candidatures. Au terme de la procédure, le Conseil de Fondation a désigné, avec l’approbation de la Municipalité de Lausanne, Mme Myriam Kridi en tant que directrice.

Myriam Kridi, née en 1974 est titulaire d’un master ès lettres, assumera officiellement la direction du Festival de la Cité Lausanne dès le 1er janvier 2016. Afin de faciliter la transition, elle sera cependant associée au travail de l’équipe dans la préparation de la 45e édition du Festival, dès l’automne prochain.

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Marie-Caroline Hominal. « Ballet ». Festival de la Cité 2015.

 

Entretien avec Georges Caille, président du Conseil de Fondation

Qu’est ce qui vous a séduit dans le projet présenté par Myriam Kridi ?

Nous l’avons trouvé intéressant dans le cadre des contraintes que nous avons à prendre en compte, notamment celle architecturale car la partie essentielle de la cité est fermée depuis deux ans et le sera encore durant deux ans. Les propositions de Myriam Kridi nous ont paru particulièrement audacieuses et axées sur l’avenir ainsi que sur le risque. Nous verrons parmi les options celles qui sont réalisables en fonction des contraintes multiples, en termes de voisinage, de possibilités communales, de l’obtention d’autorisations, etc.

Vous avez reçu une cinquantaine de candidatures, provenaient-elles d’artistes ou de programmateurs et la question du choix entre ces deux orientations différentes s’est-elle posée ?

Les candidatures étaient partagées dans une proportion approximative 50/50, mais j’aurais tendance à dire qu’il faut tellement de qualités pour gérer un festival qu’il est plus nécessaire de faire preuve de qualités de gestionnaire qu’artistique.

Quelle est la durée du contrat ?

Ce n’est pas encore fixé, habituellement c’est de deux ans en deux ans et renouvelé tacitement. Après la première année, nous nous réservons la possibilité de tirer des conclusions. Le précédent directeur a œuvré durant sept ans.

Les travaux en ville de Lausanne ont-ils représenté une chance ?

Ce fut d’abord perçu comme un ennui avant de devenir un élément positif. L’an passé fut difficile car le mauvais temps était de la partie, cette année, l’éclatement suscitait encore un peu d’incompréhension car les gens exprimaient plus un désir de convivialité que d’intérêt artistique. La modification nous cependant permis de mettre en valeur la qualité artistique du festival, ce qui a été remarqué par exemple dans la couverture médiatique.

Quel public fréquente le Festival de la Cité ?

C’est en majorité un public local, mais cette année nous avons rencontré pour la première fois beaucoup de Genevois. Plus que les années précédentes, cette année nous avons vu, outre les Genevois, des parisiens, des responsables du monde culturel de Paris et de Genève qui nous ont dit « c’est complètement fou ce que vous faites. » Je crois que l’intérêt porté au-delà des frontières lausannoises est un des bénéfices de cet éclatement.

Le succès tel celui de cette année avec 67’000 visiteurs représente certainement un avantage pour attirer soutiens et sponsors. Comment ce festival est-il financé ?

Nous avons de la peine à trouver du sponsoring car nous n’avons pas beaucoup à offrir en échange. Nos sponsors sont des mécènes, ils n’obtiennent que la réputation d’avoir soutenu le festival. Le budget global se situe autour de 2 à 2.2 millions, approximativement assumé entre 30% de la Ville (450’000.-) et du Canton, 30% de la Loterie romande et des privés, et 40% provenant de la recette des bars.

Voir :

Le Festival de la Cité Lausanne 2015 à conquis 67’000 spectateurs.

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