Le Mamco est proche de se choisir une nouvelle direction

bac-2014

Bientôt une nouvelle direction au MAMCO. Selon quelques proches du dossier, cinq candidats à la succession de M. Bernard seraient encore en lice et le résultat de la course devrait être annoncé à la mi-janvier.

Le processus de sélection souffre de l’anomalie, si les informations sont exactes, d’être piloté par le directeur actuel – ancien directeur d’une école d’art à Nice – en qualité de premier employé du musée d’art moderne qui se qualifie volontiers de fondateur de l’institution. La création de ce musée est en fait l’oeuvre de l’engagement opiniâtre des membres de l’AMAM qui ont milité de très longues années pour cette réalisation maintenant financée à près de 70% par la Ville de Genève et le Canton.

Plusieurs candidats de valeur sont en piste et les noms qui circulent sont ceux d’un brillant directeur d’institutions passé par la France et les Etats-Unis, puis celui de l’ancien conservateur d’une institution genevoise qui, bien que moins versé dans l’art contemporain, serait bien vu par MM. Bernard et Mason pour une fois réunis – ce qui annoncerait une personnalité docile. Suivent des responsables de structures de moindre importance et une pointure étrangère connue qui porterait à deux le nombre de candidats ayant dirigé le Palais de Tokyo à Paris. Tout ceci au conditionnel tant les différentes cliques qui ont voix au chapitre avancent masquées car, aujourd’hui, nombre de collectionneurs sont aussi des marchands qui travaillent main dans la main avec les directeurs d’institutions. La Ville et l’Etat ont d’autant moins le droit à l’erreur qu’à Genève les directeurs de musée sont nommés à vie, sauf « grosse connerie » m’a précisé un ancien conseiller administratif en charge de la culture.

Un des meilleurs connaisseurs de la scène contemporaine estime que « le Mamco est une caverne d’Ali Baba qui n’a jamais volé très haut et a été le plus souvent médiocre, une sorte de supermarché de l’art dont la seule originalité est de ne pas en avoir. Lieu d’ennui peu fréquenté, la direction s’est limitée à une gestion sans panache dans la droite ligne de la tradition locale genevoise. Contrairement à nos politiques et nos institutions totalement divisés, l’art a évolué depuis les années 60. » Une autre voix, moins critique crédite la direction du Mamco d’avoir « maintenu une ligne », d’autres y voient un lieu « dédié à la promotion de l’art français ».
D’autre-part, nombreux sont ceux qui regrettent la constante opposition de M. Bernard à la fédération des multiples structures présentes dans le Bâtiment d’art contemporain. Bien au contraire, après s’être usé dans une longue bataille pour obtenir l’expulsion du Musée Jean Tua, ce sont aujourd’hui les locaux du Fonds municipal d’art contemporain qui est l’objet de sa convoitise, ambiance…
Selon les informations qui circulent depuis plus de dix ans, mais que les autorités n’ont jamais voulu confirmer, le poste de directeur du Mamco est accompagné d’un salaire qui compte parmi les plus élevés du monde, Genève peut donc rêver du meilleur au nom de l’intérêt public.

 

Voir sur le site de la Ville de Genève:
Convention de subventionnement 2012-2015.
Rapport d’évaluation pour la période 2008-2011.

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