La Ville de Genève ne siège plus au Centre d’art contemporain

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Sami Kanaan au Centre d’art contemporain lors de la remise des Bourses de la Ville de Genève. 10 décembre 2015.

Lors de sa séance du mardi 15 décembre, le Conseil administratif a approuvé le renoncement au siège que la Ville de Genève occupait jusqu’alors au Conseil de fondation du Centre d’art contemporain (CAC). L’annonce en fin d’année pouvait signifier un désaccord, j’ai donc posé la question au Département de la culture et du sport. En fait, le magistrat désire développer une vision à plus long terme dont voici le détail :

 

Fixer des objectifs plutôt que gérer au quotidien

« La Ville de Genève soutient de nombreuses associations et fondations par le biais de subventions annuelles monétaires et non monétaires (locaux). Historiquement, chaque partenaire culturel a développé ses spécificités, son mode de fonctionnement et une relation particulière avec les collectivités publiques. Ainsi, sur le plan organisationnel, les institutions culturelles se sont structurées sous diverses formes (association, fondation de droit public ou privé, etc.) et la Ville de Genève se trouve parfois intégrée à la gouvernance de l’institution dans le cadre d’un Conseil de fondation, seule ou avec d’autres partenaires institutionnels, avec un-e ou plusieurs représentant-e-s du Conseil administratif, en position majoritaire ou minoritaire.
Dans ce contexte, il a été constaté que la représentation du Conseil administratif avec un seul siège dans une Fondation de droit privé, comme c’est le cas pour le Centre d’art contemporain, peut générer un certain nombre d’ambiguïtés, dès lors que la Ville de Genève est à la fois l’instance qui finance la plus grande partie du budget de l’institution culturelle et à la fois partie prenante de la gestion de l’institution. Dans ce cas de figure, il est en effet plus efficace de fixer des objectifs à l’institution culturelle par le biais d’une convention pluriannuelle de subventionnement, accompagnée d’indicateurs qui permettent une évaluation factuelle des activités et prestations, pour assurer au mieux la relation entre l’institution et la Ville. »

Sami Kanaan mène une politique active de consultation des milieux culturels

« Plus largement, le magistrat a demandé aux services du département de mener une réflexion de fond sur les enjeux de la gouvernance des institutions culturelles, avec comme objectif de déterminer les outils de pilotage les plus adéquats en fonction de l’historique et des spécificités de chaque institution. Cette réflexion s’inspire aussi des échanges menés lors des Rencontres théâtrales portant sur les moyens de fixer des objectifs généraux et d’organiser les relations avec les différentes institutions, y compris sur la durée des mandats et les conditions de leur nomination et de leur renouvellement. Dans ce sens, la Feuille de route des arts de la scène en ligne sur le site du DCS sera bientôt complétée et actualisée. »

7 janvier 2016.

Les intertitres sont de la rédaction.

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