Carrefours transalpins, la création s’enrichit de la circulation des idées

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Durant deux mois, de mars à avril, des artistes venus d’Italie, de France et bien sûr de Suisse vont se produire au Galpon, à Genève, lors des Carrefours transalpins qui mêlent théâtre, danse et musique lors de spectacles et de workshops.

Pour le Galpon qui a quitté en 2012 de la friche d’Artamis pour le bord de l’Arve, c’est une première pierre posée dans le développement d’un réseau d’échanges entre artistes et structures, dans une perspective régionale et européenne. La diversité culturelle de Genève, son cosmopolitisme et un public curieux d’explorer les formes les plus variées de la création artistique constituent un terreau fertile pour des échanges avec les provinces voisines où la culture est dynamique malgré un traitement « à la grecque ».

Tel est le cas du Piémont, où l’ensemble des industries culturelles représentent 9% des emplois et des entreprises de son économie, soit une importance comparable au secteur automobile et à celui du bâtiment qui représentent respectivement 9.48% et 12.37% des emplois. Si la nature précise de cette atmosphère créative est complexe à définir, l’une de ses principales caractéristiques est représentée par un climat favorable à la circulation des idées. C’est donc reconnaître la nécessité de favoriser les échanges à l’échelle européenne toutes disciplines confondues.

Lors des Carrefours transalpins des compagnies ou structures artistiques et culturelles de l’Isère et la région lyonnaise se produiront au Galpon, mais la plus grande place est offerte à des compagnies essentiellement italiennes du Piémont et de l’Émilie-Romagne. Le temps fort Carrefours transalpins va vers la diversité genevoise, vers ce public qui par ses origines a plusieurs références culturelles, et plus particulièrement cette fois-là vers le public italophone avec l’aide de l’association locale Cultura Italia.

Parmi les temps forts, dans le domaine du théâtre, citons Quartett, Le relazioni pericolose de Heiner Müller, présentée les 5 et 6 mars, une pièce jouée en italien, d’après Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos. Pour sa mise en scène, Valter Malosti, metteur en scène et comédien du Teatro Stabile de Turin, imagine un travail musical qui n’occulte pas mais amplifie la perception sensuelle du texte. Cette approche prend ses racines dans une dimension pré-verbale qui renforce la présence des corps.
Aujourd’hui le Teatro Stabile, dirigé par Mario Martone, s’est déployé dans quatre espaces différents de la ville. Cette structure peut ainsi alterner créations et accueils et diversifier les genres qui trouvent leur place sur des scènes à l’italienne ou des espaces permettant plus de liberté d’action.

Pour la danse,  les 15 et 16 mars, La Cabra compagnie présentera Viento Mucho Viento, une chorégraphie de Valeria Alonso. Viento mucho viento met en scène et en question l’actuelle destruction du monde, avec humour et ironie, en se basant sur des images insolites et clownesques, au-delà d’un jugement de moralité. Avec cette pièce, Valeria Alonso, artiste pluridisciplinaire d’origine argentine, investit par les moyens du théâtre, de la danse contemporaine et de la performance, la relation de l’être humain avec la nature. Valeria Alonso et Marianna Miozzo dirigeront un stage danse, théâtre et vidéo, pour professionnels et amateurs, du 17 au 21 mars.

Line, joué en italien et surtitré en français, est proposé par Teatro Due, de Parme. Dans cette comédie cynique et drôle, l’auteur met en lumière les névroses et mesquineries. Il s’agit d’être le premier. Non pas le plus compétent ni le plus méritoire, non pas le meilleur mais le premier. A tout prix !
Une file d’attente sans queue ni tête Quatre hommes et une femme luttent pour être à la tête d’une file. Une file sans queue ni tête, en attente de l’on ne sait quoi. Une file dans laquelle chacun est prêt à mourir pour être le premier, parce que la compétition finit par être la seule occasion d’exister. Tout est permis, tout est tenté, tout est possible. Mais dans cette course violente et ridicule vers la suprématie sur l’autre, il n’y a pas de vainqueurs, car la partie est perdue d’avance. Les 18 et 19 mars.

Désormais habitué du Galpon, le compositeur , le compositeur Bruno de Franceschi ouvrira un dialogue entre un orchestre de jeunes musiciens et des acteurs confirmés avec un opéra, Un peu dedans, Un peu plus bas, d’après Samuel Beckett. Les 8 et 9 mars. Pascal Gravat présentera Lumière, du 1er au 6 avril. De ce solo qu’il a conçu, Pascal Gravat, danseur et chorégraphe franco-suisse, dit qu’il désire solitairement poursuivre cette histoire ; celle d’un homme traversé par la danse. La performance sera présente les 8 et 9 mars avec Merci de ne pas donner à manger aux animaux, les 8 et 9 mars, une création de la compagnie La Galerie, dirigée par Florent Ottello et basée à Auxerre.

 

Carrefours transalpins

Galpon
Du 5 mars au 26 avril et en octobre 2014.MARS AU 26 AVRIL ET OCTOBRE 2014
au pied du Bois de la Bâtie, sur les bords de l’Arve
2, route des Péniches. Genève

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